MARIE-JOSÉE LAREAU
Directrice artistique et chorégraphe

Biographie

Pendant plusieurs années, Marie-Josée Lareau a enseigné la danse aux enfants et aux adultes en milieu communautaire. Cette expérience l'a encouragé à adopter, dans son processus de création, une approche à la fois ludique, sensible et accessible. Après avoir complété une formation en danse au Collège Montmorency de Laval, elle a poursuivi ses études au programme professionnel des Ateliers de danse moderne de Montréal durant un semestre. Par la suite, Lareau a entrepris un baccalauréat en danse, option création, à l'Université du Québec à Montréal, où elle a vraiment expérimenté et pris goût à la création.

Depuis les quinze dernières années, elle travaille en danse et en photographie. Elle a beaucoup évoluée à travers ces années d'expériences artistiques. Spécialement depuis qu'elle travaille au Cirque du Soleil comme Formateur artistique. Cette expérience lui a permis de découvrir un nouveau monde où les lois gravitationnelles peuvent être défiées. Le support des appareils acrobatiques permet d'explorer une nouvelle dimension de l'espace scénique.

Sa création "l'émoi et les Autres" montre bien la fusion entre la danse, la théâtralité et la vidéo. Présentée dans le cadre des séries émergences au Zest le 9 mars 2003, cette pièce fut déclarée par le journal ICI Çrévélation de l'année en danse contemporaineÈ volet relève. En 2003, c'est au tour du journal Hour de mentionner le travail de Lareau comme "newcomer of the year" grâce à son duo "Crise en tête" présenté à Tangente pendant la série Danse Buissonnière.

"La Poignée de porte", a reçu l'appui de Productions Jeun'Est, la Fondation du maire pour la jeunesse et du Cirque du Soleil et fut présentée dans le cadre du Festival Vue sur la relève. "La Poignée de porte" s'est mérité le prix Coup de Cœur du Festival permettant une rediffusion de la pièce lors des Journées de la culture 2004, à la Maison de la culture Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Elle a été spécialement invitée à chorégraphier une pièce lors des célébrations du 20ième anniversaire de l'Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse en Belgique. à son retour, elle a été choisie en tant que "Têtes fortes 2005" par le journal ICI.

Avec son dernier projet "Le banquier, la pute et le vagabond" présenté à Tangente en mars 2005, Marie-Josée Lareau explore avec la recherche de fusion possible entre la danse, le théâtre, le cirque et la musique souhaitant faire naître une nouvelle forme d'expression.

Démarche

Marie-Josée Lareau amène les interprètes avec qui elle travaille, à participer au processus de recherche sur une problématique donnée. Elle confronte sa vision avec la leur et leur donne une grande liberté dans la recherche de mouvements. Selon elle, il est primordial que l'artiste participe activement à la création de la pièce, tant par ses idées que par sa gestuelle, afin de s'en approprier l'essence. Les artistes impliqués doivent comprendre et sentir pourquoi ils font les choses. L'idée véhiculée prime. Après les avoir dirigés dans leur recherche de personnages, Lareau guide la création d'une gestuelle qui leur est propre.

Au-delà de la danse contemporaine formelle, la chorégraphe aborde la danse comme un moyen de communication qui s'articule autour du "sensible" ou de l'émotion.

Style

La couleur de son travail apparaît : rouge-lime.

Marie-Josée Lareau fait partie de la nouvelle génération de chorégraphes, qui cherchent à faire une conjoncture entre différentes formes d'arts .Ce qui l'intéresse, c'est la trame narrative. Elle s'intérroge à savoir jusqu'où elle peut pousser sa recherche. Elle désire créer une atmosphère de chaos surréaliste où tout prend son sens. Lareau fait danser pour tenir un discours poétique.

"C'est comme la naissance d'un genre que l'on ne peut nommer encore. Quelque part entre un cirque dadaïste et une chorégraphie issue d'un théâtre d'objet." Dena Davida, Directrice artistique, Tangente

Exploration de la trame narrative en danse contemporaine

Tout en ayant l'impression de voir un spectacle de danse, comment peut-on repousser les limites physiques et ajouter à la danse un aspect narratif ? Lareau explore les possibilités de son art. Dans un esprit dadaïste, les gestes ont un sens et s'apparentent à un théâtre très physique en utilisant le texte de façon minimale. Les accessoires de scène meublent l'espace, ils sont des partenaires et deviennent des appareils acrobatiques sans que l'on s'en aperçoive. Lareau crée des spectacles qui peuvent se lire et se comprendre facilement pour les gens qui ne sont pas familiers avec la danse et qui, au-delà du premier regard, possèdent aussi une profondeur pour ceux qui ont envie d'aller plus loin. Le produit suscite un questionnement, une réflexion, il ne laisse pas indifférent.


Marie-Josée Lareau © 2005 site créé par Dominick Lareau